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       BIBLIOGRAPHIE MARONNAGE

  OUVRAGES

      I – ILE MAURICE

 

 

  • Allen Richard, , Cambridge, University press, 1999, 221 pages. P. 35 à P.75 (Disponible à la BU, côte IOI MAU 969.82 ALL)

 

 

  • Allen Richard, , , Michigan, UMI, 1983, 293 pages. P. 22 à P.58 (Disponible à la BU, côte IOI MAU 969-4 ALL)

 

 

  • Asgarally Issa, , Sainte-Clotilde, Edition Goutte d’eau dans l’océan, 1980

 

 

  • Cangy Jean-Clément, , Maurice, Marye Pike, 2007.

 

 

  • Chowdhury Amitava, University of Mauritius, National Heritage Trust Fund, 2003.

 

 

  • Cornec Julie, , Réduit, Vijayalakshmi Teelock (Ed.), University of Mauritius, 2005, 186 pages, (Préface de Richard Allen).

 

  • MOSSE Roger, Port-Louis, Ledikasyon pu Travayer, 2000.

 

 

  • Nagapen Amédée, Port-Louis, CNMCA, 1999, 434 p.

 

  • Teelock Vijaya, A select guide to Sources on Slavery in Mauritius, Bell Village, ACC, 1995, 89 pages        

 

  • Teelock Vijaya, Bitter Sugar, Sugar and Slavery in 19th Century Mauritius, Maurice, MGI, 1998.

 

      II- ILE BOURBON

 

 

  • Carotenuto Audrey, , Aix en Provence, thèse de doctorat, 2006, 1044 pages.

  • Contrain Sylvaine, Université Paris VIII, Licence Science de l’Education, 1989. P 71 à 76 : (Disponible à la BU)

 

  • Eve Prosper, , Khartala, 2003, 366 pages. P.94 à 355
        

                                                                                                                                                              

  • Desport Jean-Marie, Saint-André, Océan Edition, 1989, 119 pages, page 67 à 76.

 

 

  • Engelvin R.P., Tananarive, Pitot de la Beaujardière, 1940, 214 pages, p.186-202 (Disponible à la bibliothèque départementale)

 

 

  • Gamaleya Clelie, , Saint-André, Etude, 1984,87 pages. P.29 à 34.

 

 

  • Gauvin Gilles, Paris, Editions Dapper, 2007. 167 pages, page 74 à 77

 

 

  • Gerbeau Hubert, Thèse d’Etat, Aix-Marseille, 2005, 5 tomes. (P.961-977 : Etude complète de la littérature consacrée au marronnage)

 

 

  • Hassenjee - Fontaine Sylvie Saint-Denis, Mémoire de DEA de droit, Université de La Réunion, 1988, 122 pages. P. 81 à P.119 (Disponible BU, côte DROIT/DEA/21)

 

  • Huitelec Didier, Université de La Réunion, Mémoire de DEA d'Histoire, 1997, Page 92 à 111 (Disponible à la BU, côte HIST/DEA/41)

 

 

  • Lautret-Straub François, Tome 2 : , Thèse de doctorat, Université de La Réunion, 2001.

 

 

  • Lilette Valérie, Université de La Réunion, Mémoire de maîtrise d'ethnologie, 1999 (disponible à la BU côte ETH/MAI/105).

 

 

  • Mac Auliffe J. M., Saint-Denis, A. Dubourg, 1902, 307 pages.

 

 

  • Miloche-Baty Danielle, Université de Provence, Thèse de doctorat, tome II, 1984. P. 633 à 842 (Disponible BU, côte IOI REU 969-743 MIL).

 

  • Maurin H, Lentge J., Saint-Denis, Australes éditions, 1979, 512 pages. P. 474 à P. 493. : " " (disponible aux archives départementales de La Réunion)

 

 

  • Maurin H, Lentge J., Saint-Denis, Australes éditions, 1979, 512 pages. P. 54 à P.59. : " " (disponible aux archives départementales de La Réunion)

 

 

  • Payet Jean Valentin, , Paris, L'Harmattan, 1990, 128 pages. Page 56 à 75 " (disponible ADR, côte BIB 2501)

 

  ARTICLES, ACTES DES COLLOQUES & EXPOSITIONS

 

   I – ILE MAURICE

 

 

  • Allen Richard, in , P.1 à 17.

 

 

  • Asgarally Issa, in , Saint-Denis, Edition Grand Océan, 2005, 104 pages, p.23-59 (Disponible à la BU, côte TTR 326 GER)

 

 

  • Asgararally Issa, Actes du colloque, p.176-188. (Disponible à la BU, côte TTR 326 ASS)

 

 

  • Chan Low J., Cinq-Plus Dimanche, 1er, 8 et 15 septembre 1996.

 

 

  • Chan Low Jocelyn, Cangy Jean Clément, Paroomal Mayila, , Acte du colloque International du 5-8 octobre 1998 à Port-Louis, Presse de l’Université de Maurice, 2002.

 

 

  • Chowdhury Amitava, in , Etat de Washington, Greenwood Publishing group, 2007.

 

 

  • Chowdhury Amitava, , Port-Louis, Revi Kiltir Kreol, volume 3, 2003, pages 55-59.

 

 

  • Hookoomsing Vinesh, , in Acte du colloque du 25-27 mai 2004 à l’occasion de l’année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition. Université de La Réunion, Océan édition, 2005, 319 pages, p. 305-311. (Disponible à la BU, côte TTR 326 MEM)

 

  • Peerthum Satteeanand, Maurice Bissoondoyal & Servansing (eds), MGI, 1989.

 

 

  • Teeluck Adi – Oodiah Malennindu 27-28 février 1985

 

 

   II- ILE BOURBON

 

 

  • Alpers Edward, , in Slavery and resistance in Africa and Asia, co-edited with Gwyn Campbell and Michael SalmanLondon and New York, Routledge, 2005, p.18-29.

 

 

  • Arthur André, , in «  », t.3, janv.-Mars 1938, p.182-187. (Disponible à la bibliothèque départementale).

 

 

  • Association Capitaine Dimitile, Entre-deux, Espace culturel et muséographique sur l’histoire du marronnage, 2003.

 

 

  • Barassin Jean in p.357-391 (Disponible à la bibliothèque départementale)

 

 

  • Carotenuto Audrey, in Dorigny, Gainot, , Paris, Autrement édition, 2006, 80 pages, P. 44-45

 

 

  • Carotenuto Audrey, Medard (dir), in Paris, Kharthala, 2008.

 

 

  • Carotenuto Audrey, Acte du colloque», Dakar15-18 novembre 2007

 

 

  • Carotenuto Audrey, , Actes du colloque RTP esclavage , Paris, 21-24 juin 2006.

 

 

  • Carotenuto Audrey, Colloque , Publication sonore du colloque : , 2008.

 

 

  • Eve Prosper, , Ville de Saint-Denis, 12 affiches de 46cm, 1995 (Disponible à la bibliothèque départementale).

 

 

  • Eve Prosper, , in Bulletin de l’APHGR N°14, Mars 2005.

 

 

  • Focard Volsy, in , p.20-25 (Disponible à la bibliothèque départementale)

 

 

  • Gutierrez Manuel, , Archéologia N°398 (Paris), P. 56-66, 2003.

 

 

  • Lagarde Benjamin, in , 2007, p.27-46 (Disponible sur internet)

 

 

  • Miloche-Baty Danielle, in , acte de la table ronde, p.113-128 (Disponible à la bibliothèque départementale)

 

 

 

  • Tibère Laurence in , Revue Ethnologie française n°36, Paris, PUF, 2006. (Acte du colloque AISLF 2005 :

 

 

   III- AUTRES

 

 

  • Bastide Roger, , in Janvier-Février 1965, p. 169-174. (Disponible à la bibliothèque départementale)

 

  • Tardieu Jean-PierreIn .

 

  • Tardieu Jean-Pierre, in Bulletin de l’IFAN N°42/4, série B, Université de Dakar, 1980.

 

 

      LITTERATURE ET POESIE

 

 

    I – ILE MAURICE

 

  • Assonne Sedley Richard, , Maurice, éditions de La Tour, 2002 (poésie mauricienne disponible à la BU, côte IOI MAU 840-1 ASS)

 

 

  • Furlong Robert, in Actes du colloque de Bucarest, , 12-16 septembre 2006.

 

 

  • Nagapen Amédée, Réduit, University of Mauritius, 2005, 66 pages

               (Disponible à la BU, côte IOI AMU 840-3 DUM)

  • Saint-Amand François, Port-Louis 1863. (Disponible à la bibliothèque départementale).

 

   II- ILE BOURBON

 

 

  • Dayot Eugène, , NID, Saint-Denis, 1997 [1878], (Disponible à la BU, côte IOI RUN 840-3 DAY)

 

  • Houat Louis Timagène, , Piton Sainte-Rose, AIPDES, 1988. 172 pages (Disponible BU, côte IOI RUN 840-3 HOU).

 

  • Lacpatia Firmin, , Barcelone, Orphie, 1988, 161 pages.

  • Manglou Yves, (Roman disponible à la BU côte IOI REU 840-3).

 

  • Pavie Théodore, Saint-Denis, UDIR, 1996. 101 pages. (Disponible à la BU, côte IOI 840-32 PAV).

 

  • Sam-Long Jean-François, Saint-Denis, UDIR, 1990, 196 pages. (disponible à la BU côte IOI REU 840-09 SAM).

 

  • Vaxelaire Daniel, , Paris, Lieu commun, 1982, 306 pages (Disponible à la BU, côte IOI RUN 840-3 VAX)

 

  • Vaxelaire Daniel, , Flammarion, 1999, 186 pages (disponible à la BU, côte IOI REU 840-053.2 VAX)

 

  • Vinson Auguste, , Paris, Dalagrave, 1888, 438 pages. (Disponible à la BU, côte IOI RES REU VIN)
     

  II- AUTRES

 

  • Mathieu Martine, in Esclavage (sd) Marie-Christine Rochmann, Paris, Khartala, 2000.

 

  • Miara Claire, Christiaens Anne, Ramphul Kamini, , Saint-André, Océan édition, 1999, 175 pages.

 

  • Picard J, Détang A, Lucas C, Le Gosier (Guadeloupe), CARET, 1999. (Disponible à la BU)

 

             FILMOGRAPHIE ET DISCOGRAPHIE

 

 

  • Cassiya, , parole de Sedley Richard Assone, interprétation de Désiré François, Port-Louis, DEBS Music, 2002.

 

 

  • Hecube Sylvio

 

 

  • Rotbard Sophie, ), Documentaire de 52 mn. Festival international du film d’Afrique et des îles, Le Port, 2000

 

 

 

ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE LA REUNION

 

 

Série BL : Archives judiciaires XVIIIe et XIXe siècles

 

 

BL 23: Marronnage (Janv. 1826)

 

 

Dossier N° 13 :

 

Affaire concernant l'arrestation du Noir marron, Elie, créol (sic), appartenant au sieur Meleraud, blessé par la brigade lors de sa recherche. Il est poursuivi pour "Résistance dans son marronage contre le détachement qui l'a arrêté le 24 janvier" (1826).

 

Déclaration du détachement de Chory Armonte :

 

"L'an mil huit cent vingt six, le vingt-cinq janvier, sept heures du matin, par devant nous, C. Josset, secrétaire du marronage et en notre bureau est comparu le sieur Chory Armoite, chef de détachement, auquel nous avons délivré, sous la date de hier, un ordre pour aller à la recherche de Noirs marrons, lequel nous a déclaré (…) hier à onze heures et demi du matin. Il était parti de Saint-Denis pour se rendre au ruisseau des Bananiers, rempart de la montagne de Saint-Denis, près de la mer, où il avait appris qu'il existait une réunion de Noirs marrons. Qu'étant rendu sur les lieux, à une heure après midi, arrivant à une caverne où ces Noirs habitaient, il ne les y a pas trouvés et s'était aperçu qu'ils avaient pris la fuite. Qu'une partie de son détachement ayant pris par les hauts du rempart un des Noirs se trouvant empêché dans la fuite, s'était arrêté et que sur la sommation qui lui avait été faite de se rendre, il avait répondu qu'il ne se rendrait pas mais qu'il était résolu à faire rester sur la place celui qui l'approcherait. Que dans cette position, lui chef de détachement s'était vu forcé de se servir de sabre qu'il portait et dont il donna un coup qui coupa le pouce de la main droite de ce Noir, qui alors s'est laissé prendre attacher et conduire par devant nous. Qu'il est constaté par le certificat au bas de l'ordre de détachement sous la date du dix-neuf janvier mil huit cent vingt six, n'ayant plus rien à déclarer, n'a pas signé, ne sachant point écrire de cet interpellé suivant la loi. Saint-Denis, le jour, mois, heure et an que dessus. Le secrétaire de la police de l'île.

 

 

Exemple d'interrogatoire :

Interrogatoire d’Elie, esclave du sieur Meleraud

 

 

"L'an mil huit cent vingt six, huit heures du matin nous C. Josset, secrétaire de la police de l'île, accompagné du sieur Jean François Renard, commissaire adjoint de police. Nous sommes transportés à l'hôpital du roi, à l'effet d'interroger un Noir capturé par le détachement de Chory Armoite et faire constater par un officier de santé l'état du dit Noir qui sur le rapport qui nous a été fait, a été blessé par un des hommes du détachement ou étant (…) sommant de dire la vérité, l'avons interrogé de la manière suivante :

 

 

-  A lui demandé : " quels sont ses noms, caste, âge, métier et le nom de son maître"

 

-  A répondu : " se nommer Elie, être Créol (sic), âgé de trente ans, domestique et appartenant au sieur Mellerau"

 

- A lui demandé : " quel jour et à quelle heure et où il avait été pris"

 

- A répondu : " qu'il ne se rappelle pas du jour, que c'était à six heures du soir, à la Montagne près de monsieur Hoine ou (…) monsieur Calvert"

 

- A lui demandé : "Par qui il avait été pris"

 

- A répondu : " Qu'il avait été arrêté par six hommes dont il ne connaît pas les noms, que deux seulement l'avaient approchés les autres se trouvant placés plus haut."

 

- A lui demandé : "Si sommation lui avait été faite de se rendre par le détachement lorsqu'il était arrivé près de lui"

 

- A répondu :" que oui, qu'il s'était arrêté, mais que les hommes qui se trouvaient en haut lui lançait une roche et lui avait observé qu’ils allaient le tuer. Lui avait appliqué un coup de sabre sur la main qui tenait en cet instant pour ne pas tomber dans le rempart, une branche d'un bois de gaulette, que le coup lui a coupé le pouce de la main droite, l'a fait lâcher prise et qu'il est tombé au bas du rempart ou les deux hommes qui s'y trouvaient l'ont arrêté et conduit (…).

 

- A lui demandé : "Ce qu'il avait à la main quand le détachement est arrivé près de lui"

 

- A répondu : " Qu'il n'avait rien"

 

- A lui demandé : "Comment se faisait qu'il n'était point armé et n'ayant point fait résistance des hommes au nombre de six aient pu le frapper"

 

- A répondu : "qu'il n'avait point d'arme et ne s'était point deffendu (sic), qu'il avait reçu un coup de pierre d'un des hommes du détachement avant que recevoir le coup de sabre qui l'avait fait tomber mais qu'il n'avait rien dit ni fait aucun simulacre de résistance".

 

- A lui demandé : " s'il était seul quand le détachement l'a trouvé

 

- A répondu : "qu'il était vu (…), que ces deux Noirs s'étaient enfuis lorsqu'ils avaient aperçu le détachement. Que lui, il n'avait pu faire comme eux et (…) il avait cherché à ce cacher".

 

- A lui demandé : " si les deux Noirs avaient des armes"

 

- A répondu : " Que non"

 

- A lui demandé : "Depuis quelle époque il était marron"

 

- A répondu : " Depuis deux semaines"

 

Lecture a lui faite de son interrogatoire (…)

 

Exemple de déclaration :

Violenne Laurent, fusillais(sic) au détachement Chory Armoite

 

L'an mil huit cent vingt six, le trente et un janvier onze heures du matin, devant nous ci-joint secrétaire du marronage en notre bureau, est comparu le sieur Violenne Laurent, fusillais dans le détachement du sieur Chery Armoite (…) nous a déclaré (…) :

 

 "Moi faisant parti du détachement de Chery Armoite, il s'était rendu au ruisseau dit des Bananiers à la Montagne, à Saint-Denis près du rempart où il avait appris qu'il existait des marrons. Que rendu à une caverne, s'étant aperçu qu'elle avait été habitée (…) Découvert dans le rempart un Noir qui fuyait et qui était poursuivi par une partie des hommes du détachement qui se trouvaient plus haut, qu'étant en bas, il ne pouvait apercevoir que difficilement le voir et ne pouvait rien entendre, que dans cet instant ce noir est tombé ayant eu un coup de sabre à la main droite, qu'alors l'avait arrêté et conduit vers les autres hommes du détachement".

 

- Interpellé le dit sieur Violenne Laurent de nous dire (…) ait fait résistance lorsque les hommes du détachement ont voulu l'arrêter.

 

 - A répondu d'après ce qu'il avait pu remarquer de l'endroit ou il était, ce noir ne s'était pas rendu à la première sommation qui devait lui avoir été faite et que lorsqu'il rejoignit le reste du détachement, il apprit de lui que le nommé Elie n'avait pas (…) se rendre volontairement.

 

Déclaration de l'officier de santé

 

L'an Mil huit cent vingt six, jeudi deux février à neuf heures du marin, je soussigné officier de santé du gouvernement, employé à l'hôpital royal de Saint-Denis déclare avoir été requit par le sieur Josset, secrétaire général de police pour constater l'état du noir marron Elie appartenant au sieur Melereau."J'ai reconnu à ce noir aussitôt après avoir entrée à l'hôpital royal premièrement que le pouce de la main droite avait été coupé par un instrument tranchant qu'il tenait (…) à la main par une petite partie de (…). Que nous avons été obligés d'exciser. Il (…) en outre à la région lombaire et à la partie inférieure et externe du bras droit, une excoriation qui parait fait être le résultat du froissement d'un corps quelconque". Après le plan scrupuleux examen, toutes nos recherches se sont bornées à ce qui é été dit plus haut.

 

 

Série C : Période royale à Bourbon 1767 -1789

 

 

37 C : 135 dossiers sur le marronnage de 1774 à 1787

Déclaration de détachement-type

 

 

Calixte Gonneau, le 9 janvier 1786

 

Aujourd'hui neuf janvier mil sept cent quatre vingt six quatre heures de relevée par devant le notaire royal et commis greffier au quartier Saint-Paul, Ile de Bourbon sousigné(sic)

 

           Est comparu le sieur Calixte Gonneau, habitant, lequel a dit qu'il est parti hier, chef de détachement par ordre de Monsieur le chevalier de Roburent, commandant de ce quartier, pour aller à la poursuite des noirs marons avec les sieurs Celestin Gonneau, Michel Gonneau, Deschamps et Louis Riquebourg Fils. Qu'ils ont arrêté au dessous des calumets, deux noirs malgaches, l'un nommé Jacques, appartenant à M. Raux et l'autre, Joseph, appartenant au sieur Laudon, habitants de ce quartier. Qu'ils sont revenus aujourd'hui et ont fait mettre les 2 noirs au bloc de ce quartier dont ils se proposent de les mener incessamment à Saint-Denis. De la quelle déclaration que le comparant a affirmé véritable et il nous a requis acte a lui octroyé pour servi et valoir ce que de raison fait et passé (…) au greffe, les jours et an (…) comparant signé avec nous dont acte.

                                                                                                                                                                 Signature : Calixte Gonneau

 

 

Questionnaire-type :

 les captures de marrons

 

 

Question N°1 : Nom, surnom, âge, caste, demeure, religion et à qui il appartient ?

 

Question N°2 : Est-ce qu’il n’a pas eu d’autres maîtres ?

 

Question N°3 : Pourquoi il a été marron ?

 

Question N°4 : Est-ce que c’est la première fois qu’il « va maron » et est-ce qu’il a les oreilles coupées ? 

 

Question N°5 : Où il a été pendant le temps de son marronnage ?

 

Question N°6 : Depuis quand il est marron ?

 

Question N°7 : Où et par qui il a été pris ?

 

 

38 C : 7 dossiers sur le marronage de 1756 à 1787

 

SERIE C° : Fonds de la compagnie des Indes (1665-1767)

 

 

C°871 : 1732, Saint-Pierre, le sieur Brossard assassiné par les marrons

 

C°875 : 1739, Saint-Paul, Une esclave du sieur Cazanova tuée par les marrons

 

 

C° 943 à C°954 : Déclaration de marronnage

 

 

C°943 : Registre de déclaration de Noirs marrons au quartier de Saint-Paul (1730-1734)

 

C°944 : Demande du procureur général que les ordonnances et règlements rendus au sujet des Noirs marrons soient exécutés (1735)

 

C°945 : Règlement du Conseil supérieur au sujet de la déclaration des Noirs marrons (1735)

 

C°946 : Le sieur Lagourgue au sieur Brenier au sujet des esclaves marrons qu’on l’accuse de ne pas avoir déclarés (Mars 1739)

 

C°947 : Déclaration du sieur Casanova au sujet de la fuite de 7 esclaves (Nov. 1739)

 

C°948 : Extrait du registre de déclarations de marronnage au quartier de Saint-Paul (1742-1755)

 

C°949 : Fuite dans un canot des esclaves de l’abbé Criais (Janv. 1744)

 

C° 950 : Extrait du registre de déclarations de marronnage au quartier Sainte-Suzanne (1751-1753)

 

C°951 : Extrait du registre des déclarations de marronnage au quartier de Saint-Pierre (1752-1766)

 

C°952 : Déclaration de la fuite de l’hôpital d’un esclave du sieur Nativel (Janv.1757)

 

C°953 : Déclaration de René Cousin concernant la fuite de 2 esclaves (1764)

 

C°954 : Extrait du registre de déclarations de marronnage au quartier Saint-Benoît (1764)

 C° 955 à C°974 : Rapports de "descentes" de marrons entre 1735-1766 (microfilm 2 MI 1)

 

C° 955 : Descentes sur l’habitation du sieur Brenier (Juillet 1735)

 

C° 956 : Descentes sur l’habitation de Mathieu Lambillon à la Rivière des Galets (Oct. 1735)

 

C° 957 : Descentes sur l’habitation de la dame Feydau-Dumesnil à la Rivière Saint-Etienne (Nov. 1735)

 

C° 958 : Descentes au boucan Laleu (Oct. 1737)

 

C°959 : Descentes sur l’habitation du sieur Lagourgue au Bernica (Mars 1738)

 

C°960 : Descentes sur l’habitation de Pierre-Jean Técher à La Possession (Mai 1738)

 

C° 961 : Descentes sur l’habitation du sieur Bonin (Nov. 1738)

 

C° 962 : Descentes sur l’habitation de la dame Feydau-Dumesnil à la Rivière Saint-Etienne (1738)

 

C° 963 : Descentes sur l’habitation du Sieur de Trévoux à la Rivière des Marsouins

 

C° 964 : Descentes chez la veuve Etienne Droman à Bras-Panon (Mars 1743)

 

C° 965 : Descentes sur l’habitation de Jean Lassais au Bois de Nèfles (Oct. 1743)

 

C° 966 : Descentes sur l’habitation d’Edouard Robert (Oct. 1742)

 

C° 967 : Descentes sur l’habitation de François Grondein à la Grande Chaloupe ((Mars 1747)

 

C° 968 : Descente sur l’habitation de Patrice Droman à Sainte-Marie (Fév. 1752)

 

C° 969 : Descente sur l’habitation d’André Dumesnil à la Rivière des Pluyes (Avril 1758)

 

C° 970 : Descente sur l’habitation de Joseph De Guigné à la Rivière des Plyues.

 

C° 971 : Déclaration d’un esclave après la découverte des traces d’un foyer allumé par les marrons au Bois de Nèfles (Août 1764)

 

C° 972 : Rapport d’une descente de marrons sur l’habitation Louis James à Saint-Paul (1765)

 

C° 973 : Déclaration de l’enlèvement par des marrons d’une négresse appartenant à Louis Adam (1766)

 

C°974 à C°980 : Détachements contre les marrons, 1735-1766, (microfilm 2 MI 2)

 

C° 974 : Délibération d’une assemblée de députés des différentes paroisses pour le payement des détachements lancés contre les marrons (Saint-Paul, 1735)

 

C° 975 : Requête des députés de la paroisse de Saint-Denis au sujet du payement des frais des détachements en 1732 (Saint-Denis, 1738)

 

C° 976 : Requête des habitants de Saint-Paul au sujet du règlement élaboré en matière de détachement le 20 août 1742

 

C° 977 : Règlement du Conseil supérieur au sujet des détachements (Saint-Denis)

 

C° 978 : Convention entre Jean Dugain et les fusiliers de son détachement (Saint-Benoît, 1742)

 

C° 979 : États de détachements partant pour « le bois » (Saint-Benoît, 1765)

 

C°980 : États des détachements partant pour « le bois » (Saint-Benoît, 1766)

 

C°981 à C°1009 : Déclaration de retour des détachements (1739-1767), (microfilm 2 MI 3)

 

C° 981 : Fragment de registre de déclaration de retour des détachements au quartier de Sainte-Suzanne (14 feuillets)

 

C° 982 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1739 (8 feuillets)

 

C° 983 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1740 (1 feuillet)

 

C° 984 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1741 (6 feuillets)

 

C° 985 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1742 (10 feuillets)

 

C° 986 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1743 (25 feuillets)

 

C° 987 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1744 (41 feuillets)

 

C° 988 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1745 (8 feuillets)

 

C° 989 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1746 (7 feuillets)

 

C° 990 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1747 (11 feuillets)

 

C° 991 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1748 (7 feuillets)

 

C° 992 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1749 (4 feuillets)

 

C° 993 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1750 (6 feuillets)

 

C° 994 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1751 (14 feuillets)

 

C° 995 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1752 (57 feuillets)

 

C° 996 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1753 (17 feuillets)

 

C° 997 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1754 (14 feuillets)

 

C° 998 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1755 (14 feuillets)

 

C° 999 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1757 (9 feuillets)

 

C° 1000 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1758 (25 feuillets)

 

C°1001 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1759 (2 feuillets)

 

C° 1002 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1760 (1 feuillet)

 

C° 1003 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1761 (7 feuillets)

 

C° 1004 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1762 (3 feuillets)

 

C ° 1005 : Déclaration de retour de détachement pour l’année 1763 (3 feuillets)

 

C ° 1006 : Déclarations de retour de détachement pour l’année 1764 (1 feuillet)

 

C° 1007 : Déclarations de retour de détachement pour l’année 1765 (10 feuillets)

 

C° 1008 : Déclarations de retour de détachement pour l’année 1766 (31 feuillets)

 

C° 1009 : Déclarations de retour de détachement pour l’année 1767 (20 feuillets)

 

C°1010 à C°1011 : Etats de marrons tués dans les bois (microfilm 2 MI 88)

 

C° 1010 : Etats des marrons tués dans le bois durant les premiers mois de l’année 1755 (Saint-Paul, 1755)

 

C° 1011 : Correspondance du sieur Beaugerard, Annonce de l’envoi de l’état des marrons tués dans le bois dans le quartier de Saint-Pierre au cours des années 1765 et 1766 (Saint-Pierre, 1767)

 

C° 1012 : Procès de deux esclaves de Henri Rivière accusés de marronnage par récidive, de bris de prison et de et de « subornement » d’autres esclaves pour les convaincre d’aller aux marrons.

 

C° 1013 : Procès d’un esclave du sieur Beaugerard (26 feuillets)

C° 1014 : Procès d’un esclave du sieur Arthur accusé de marronnage et de vol par effraction (25 feuillets)

 

C° 1015 : Procès d’un esclave de Jean-Baptiste Bellon (18 feuillets)

C° 1016 : Etat de ce qui et dû à Jean Milet pour les exécutions qu’il a faites (Saint-Paul, 1735).

 

C° 1017 : État de ce qui est dû à Jean Milet pour les exécutions (Saint-Paul, 1736)

C° 1018 : État de ce qui est dû à Jean Milet pour les exécutions (Saint-Paul, 1738)

C° 1019 : Acte d’abandon par Mathurin Macé d’un de ses esclaves détenu au bloc du quartier de Saint-Paul, pour n’être tenu d’aucune réparation civile. (Saint-Paul, 1743)

 

C° 1021 : Interrogatoire d’esclaves qui avaient formé le dessein de s’enfuir à Madagascar à bord d’un canot (1743)

 

C° 1022 : Acte d’abandon par le sieur Lerat d’une de ses esclaves (1744)

C° 1023 : Acte d’abandon par la veuve de François Ricquebourg d’un de ses esclaves (Saint-Paul, 1746).

 

C° 1024 : Certificats d’exécution de sentences délivrés au bourreau (Saint-Denis, 1746).

 

C° 1025 : Procès d’un esclave du sieur Despeigne accusé de marronnage et d’attentat à la pudeur (1747)

 

C° 1026 : Certificats d’exécution de sentences délivrés au bourreau (Saint-Denis, 1747)

 

C° 1027 : Certificats d’exécution de sentences délivrés au bourreau (Saint-Denis, 1748)

 

C° 1028 : État des esclaves condamnés à mort au cours de l’année 1752.

C° 1029 : Certificats d’exécution de sentences délivrés au bourreau (Saint-Denis, 1753).

 

C° 1030 : Procès d’un esclave du sieur Leclerc de Saint Lubin (1756)

C° 1031 : Procès d’un esclave d’Augustin Lambert (1756)

C° 1032 : Procès d’un esclave de Bidot Duclos (1756)

C° 1033 : Procès d’un esclave de Pierre Lebon (1756)

C° 1034 : Procès d’un esclave de Paul Payet (1756)

C° 1035 : Procès de plusieurs esclaves accusés de complot contre la sûreté de la colonie (1756, 88 feuillets)

 

C° 1036 : Procès d’un esclave de Pierre Hibon (1757)

 

C° 1037 : État des frais de justice concernant les marrons suppliciés pendant les six premiers mois de l’année 1766

Le fonds de la compagnie des Indes nécessite une certaine connaissance en paléographie.

 

C° 1055 à C° 1068 : Déclarations diverses ayant trait au marronnage

 

C° 1059 : Soumission du sieur Moreau de représenter une petite négresse trouvée dans les bois et transportée au bloc du quartier, dont la mère, encore marronne, lui appartiendrait (Saint-Paul, Janvier 1751).

 

C° 1062 : Déclaration de plusieurs habitants qu’ils acceptent de répondre de l’évasion des esclaves qui enlèveraient les canots qu’ils gardent chez eux (Novembre 1754)

 

C° 1063 : Déclaration d’une négresse qu’elle vient de l’île de France (Février 1757)

 

C°1064 : Soumission du sieur Dugain de représenter un esclave venu de l’île de France que son détachement a capturé, si le maître dudit esclave le réclame (Juin 1758).

 

C° 1065 : Soumission d’Etienne Boyer de représenter une négresse qui prétend venir de l’île de France (Mars 1759)

 

C° 1066 : Soumission d’Etienne Técher de représenter des esclaves évadés de l’île de France à bord d’un canot et que son détachement a capturés (Février 1762).

 

C° 1067 : Requête de Pierre Dijoux pour obtenir en gratification un esclave marron de René Baillif qu’il aurait capturé et dont ledit Baillif n’aurait pas déclaré la fuite (Juin 1766)

 

C° 1068 : Déclaration de René Dugain qu’un esclave d’Antoine Gubillon se serait opposé à l’arrestation d’une esclave marronne (Saint-Paul, Décembre 1766).

 

C° 2859 : Registre de plusieurs interrogatoires de noirs marrons entre avril et mars 1734 (Lecture paléographique).

 

C° 2863 : Etat des esclaves fugitifs découverts à bord du Duc d'Orléans à son départ de l'île de France

 

 

Série L : Révolution, empire, régime anglais 1789-1815

 

 

L 327 : Achats et ventes et contrats relatifs à des esclaves

 

 

Dossier N°4 :

 

Le 28 février 1790, Ile de Bourbon Quartier de Saint-Paul

 

Etat des Noirs évadés de Sainte-Marie,

le 12 février 1790, au nombre de 22

Il s’agit de renseignements donnés par le nommé Aza, Noir appartenant à sieur Marié du quartier de Saint-Paul, le 1er mars 1790.

Dossier N°6 :

 

Interrogatoire le 10 janvier 1809 du nommé Etienne, créole appartenant à la succession Lebreton, a paru âgé de 28 ans. A répondu

 

Interrogatoire le 10 janvier 1809 de la négresse Marie Joseph, malgache, appartenant à la succession Lebreton, a paru âgé de 40 ans environ.

 

 

L 329 : Extrait du registre des déclarations, certificat de déclaration de marronnage

 

 

Dossier N°1 :

 

Marronnage, décisions de justice, extrait du registre de greffe du Conseil Supérieur de l'île Bourbon contre les convaincus du crime de marronnage en 1789 (105 feuillets). Le dossier comporte des correspondances, un billet de sortie de l’hôpital pour Henry, Caffre (sic). L’état des citoïens (sic) du canton de l’île qui fourniront des noirs pour le besoin du service en date du 26 brumaire, un certificat d’une négresse condamnée au galère en septembre 1789, un chapitre additionnel à insérer au chapitre 4 du règlement concernant le marronnage, un extrait des registres des déclarations de marronnage du bureau de police de St-Denis pour Auguste et Pierre, deux esclaves, des estimation pour la vente d’esclave entre 6000 et 10000 livres, une circulaire …

Dossier N°2 :

 

Noirs marron en 1813, extrait du registre de détachement du canton de Saint-Louis et deux interrogatoires.

 

Le onze suivant le sieur Georges Hoarau et son détachement nous a conduit un noir de caste malgache âgé d’environ 32 ans, qui nous a déclaré avoir capturé dans les hauts de l’habitation de la rivière.

 

Boniface, Malgache du sieur Payet pris dans les hauts le long de la rivière, évadé craignant d’être puni pour être arrivé tard à son ouvrage, le 12 février 1813

 

-Félix créole, âgé d’environ 24 ans, Appartenant à sieur Thébaud, marron depuis 3 semaine, découvert à la caffetrie (sic) du sieur Wilfrid.

 

Pierre Dénin, Créol, appartenant à Louis Lebreton, surpris dans la caffetrie du sieur Wilfrid par le détachement Georges Horeau

 

 

Dossier N°4 :

 

 

Quelques rapports de détachements comme celui du 25 février 1807 ; une lettre au général lieutenant commandant de l’île Bonaparte qui dit ceci :

 

« Les détachements que j’avais fait partir à la poursuite des noirs marrons (…) ayant capturé douze noirs appartenant à divers particuliers (…). L’un à Barry (3 noirs faisant partis de la bande des assassins), un dans l’entre-deux et la rivière des remparts, un à Vincendeau, un à la Basse Vallée et l’autre dans les hauts de la Plaine des Grègues ».

Rapport du 18 mars 1809, à Saint-Pierre

 

Le sieur François Ruel Hoareau est sorti le six mars avec son détachement pour aller à la poursuite des Noirs marrons et afsassins (sic), il a dirigé sa marche vers la fournaise, a été nécessité de séjourner trois jours par l’effet de la pluye (sic) trop abondante. Le neuf, ils ont été couchés dans les hauts de la Rivière du Rempart sans avoir trouvés d’apparence. Le dix, ils ont été sur le bord de la fournaise sans trouver d’apparence. Le onze, ils ont descendu dans la fournaise avec forte pluye (sic) parcouru le terrein (sic) entre la fournaise et la Rivière de Lest sans rien rencontrer. Le douze, étant rendu sur le bord de la rivière de l’est, ils y ont couchés arrêtés par la pluye. Le treize, descendu dans la rivière de l’est et remonté la même journée et le lendemain quatorze ils ont suivis la même rivière sans rien rencontrer. Le quinze, ils ont couchés sur le bloc de la rivière du Rempart n’ayant rien trouvés, forcé de faire leur retour.

 

Dans le terrein (sic) qu’ils ont parcourus dans leur marche, voisine de la fournaise, ils ont vus une très grande quantité de « souzes » qui indiquent que cette partie n’a été pratiquée au moins depuis trois ans. N’ayant trouvé qu’un passage aux dits « souzes », tous les autres ayant été détruits par les effets du dernier désastre, ce qui prouve que les marronnasses fréquentent plus cette partie, dans la crainte d’être surpris, n’ayant qu’un sur chemin d’entrée par lequel ils doivent (…) pour survivre, ils seraient indubitablement pris.

 

 

 

Rapport 13 mars 1809, Saint-Pierre

 

Le six mars, ils ont été sur le bord de langevin environ de St Joseph, nécessite d’y séjourner trois jours par l’abondance de la pluye. Le neuf ils ont traversés le morne du bras sec de la rivière des remparts où ils ont trouvés deux anciens camps de plus d’un an, sans autre rencontre. Le dix, ils sont descendus dans la rivière des remparts où ils ont été arrêtés par la forte pluyes. Le onze ils sont remontés sur le bord de la rivière du Rempart, où ils ont fait rencontre d’un autre camp paraissant n’avoir été habité depuis plus de six mois. L’abondance de pluye les a obligés de faire leur retour, sans avoir pu chasser aucun maron dont il s ont trouvés quelques traces ayant restés jusqu’au treize signé Hervé Payet

 

 

 

Rapport 20 mars 1809, signé Jean Baptiste Payet, chef de détachement, à St-Joseph

 

Le 9 (…) Il a monté le long de la basse vallée au dessus du chemin de Barri et a été fouillé le camp de la Grande ravine (…) monté jusqu’à la plaine des sables (…) parcouru en diagonale le terrain entre  la Grande Ravine et Barri (…) l’espace entre Barri et Bétail (…) parcouru les hauts jusqu’à la marre D’Arzul derrière le Piton  (…) Jusqu’à La ravine d’Anges (…) jusqu’au Piton de la Fourche 5...) Descendu jusqu’au bord du Brûlé qu’il aurait rencontré un noir (…) nommé Firmin, être marron depuis le jour de l’an (…) Le 18 (…) les bois de Base Vallée où ils ont trouvés une apparence d’un noir, ont couchés sur le bord de la rivière du côté de Vincendo, (…) le bord du Brûlé (…) rencontre d’un noir du sieur Prévert Mercier, être maron depuis deux lunes

 

 

 

 Dossier N° 5 :

 

 

Bordereau de jugement de noir marron expédié au bureau central de police pendant le troisième premier trimestre de l’An 13.

 

 

Bordereau de jugement de noir marron expédié au bureau central de police pendant le troisième deuxième trimestre de l’An 13.

 

 

 

3°) Bordereau de jugement de noir marron expédié au bureau central de police pendant le troisième quatrième trimestre de l’An 13.

 

 

 

4°) Exemple de liste nominatif des Noirs marrons jugés par le bureau central de police le troisième trimestre de l’an 13 de la période révolutionnaire

Dossier N°8 :

 

 

État nominatif des hommes des détachements à la poursuite des Noirs marrons assassins, le 2 mars 1809

 

 

Détachement de Ruel Hoareau du côté de la fourneille pour St-Pierre

 

 

Détachement d’Hervé Payet de la rivière des Remparts à Langevin pour St-Pierre

 

 

Détachement de Prévert Hoareau de Langevin à la Basse Vallée pour St-Joseph

 

 

Détachement de Jean-Baptiste Payet sur le bord de la basse-vallée du côté de Barri pour St-Joseph

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dossier N°12 :

 

 

Déclarations de marronnage pendant l'année 1790 :

 

Janvier 1790 : Déclaration de dame Veuve Jean Max que depuis un mois ou environ elle a su que son noir gardien nommé Manglia caffre était marron ; qu’elle a envoyé une négresse pour nous prier de le porter sur le registre des noirs marrons dans (…)

 

 

Avril 1790 : Déclaration du sieur François Hoareau : lui et son détachement ont arrêté à la Plaine des Chicots un noir caffre nommé Hyacinthe et une négresse nommée Babet appartenant tous deux au sieur Lecolier habitant de Saint-Denis.

 

 

Avril 1790 : Déclaration de Jean-Baptiste Grimaud qui déclare que lui et son détachement ont arrêté à la Ravine des Lataniers un noir malgache appelé Léquipe appartenant à M. Dufresne Ricquebourg habitant du quartier de St-Denis.

 

 

Mars 1790 : Déclaration de Gabriel Grosete qui affirme que lui et son détachement ont capturé près du Piton de Neige un noir nommé Uromal, cafre appartenant au sieur Louis Martin habitant de Saint-André

 

 

Février 1790 : Déclaration de François Hoareau qui affirme que lui et son détachement ont pris dans les hauts du quartier, 3 noirs nouveaux Malgaches appartenant au sieur Tranfsail, habitant du quartier

 

 

Janvier 1790 : Déclaration de Casimir Caron qui affirme avoir pris sur le bord de la ravine des Galets un noir appelé Célestin appartenant au sieur Hypolite Taher habitant de Saint-André.

 

 

Février 1790 : Déclaration de David Robert affirme avoir pris dans les hauts de la ravine à Marquet un noir cafre nommé Manuel appartenant au sieur Pierre Mussard habitant du quartier.

 

 

Mars 1790 : Déclaration Gabriel Grosete affirme avoir capturé à l’endroit appelé le Piton de Neige trois Noirs malgaches appartenant à M. Beauvilain habitant de Saint-Denis

 

 

Mars 1790 : Déclaration du sieur Champagne qui déclare avoir pris dans les hauts de la Ravine de la Plaine, 2 noirs dénommés Geromme et Joli Cœur appartenant au sieur François Grimaud habitant du quartier.

 

 

 Dossier N°14 :

 

 

Détachement envoyé à la poursuite des Noirs marrons

 

 

 

Mars 1790 : Détachement de Xavier Claire, dans les hauts de Saint-André (La Rivière Dumât) et a arrêté le nommé Bruno noir malgache appartenant au sieur Agarpa habitant du quartier de Saint-Benoît.

 

 

Février 1790 : Détachement de David Robert qui a pris dans le camp de la ravine à Marquet le noir nommé Manuel Caffre appartenant au sieur Pierre Mussard

 

 

May 1789 : Détachement de Joseph Grosete déclare avoir pris dans les hauts de la rivière Saint-Denis les noirs et négresses dénommés ci-après : Azar noir de M. Dujardain, Alexis noir de M. Dufosser, Paul, noir de M. Vali, Sabine, négresse de M. Morin

 

 

Octobre 1789 : Déclaration du détachement de Joseph Dauphine, déclare avoir arrêté un noir marron dans les hauts du quartier.

 

 

Juin 1789 : Détachement d’Antoine Vidot a capturé le nommé Antoine, un noir de caste caffre qui se dit être marron depuis un mois et demi et appartenir à M. Gillot letang.

 

 

Octobre 1789 : Déclaration de marronnage du nommé Roumain Créol appartenant à M. Lesport a été déclaré marron par son maître le premier juillet dernier. (…) le nommé Roumain a été conduit au bloc de ce quartier aujourd’hui par le nommé François Libre fils de Victoire, lequel a déclaré l’avoir pris en marronnage ce aujourd’hui au lieu dit le haut du Brûlé avec ordre de détachement.

 

 

Octobre 1789 : Interrogatoire du nommé Roumain 

 

 

Nom, surnom, âge, caste, demeure, demeure et à qui il appartient

Se nomme Roumain, être Créol, n’a pas su dire son âge mais nous a paru âgé d’environ trente ans et appartient au sieur Lesport

 

Pourquoi il a été marron

Il était malade un dimanche, qu’il a été en avertir son maître qu’il l’a fait amarer et luy a fait donner 200 coups de fouet.

 

Si c’est la première fois qu’il a été maron et s’il n’a pas les oreilles coupées

C’est la troisième fois et qu’il a les oreilles et le jarret coupés.

 

Combien de temps il est resté maron cette troisième fois

Depuis la fête de la Vierge du mois d’avril

 

Où et par qui il a été pris

Dans le Brûlé de Saint-Denis par le détachement

 

Condamnation à perpétuité à la chaîne du roy pour servir comme forçat et à être flétrie d’une fleur de Lys sur la joue gauche.

 

 

Sentence du 18 novembre 1789 : lequel condamne le nommé Roumain esclave du sieur Lesport accusé de crime de marronnage au troisième cas de l’ordonnance, a servir à perpétuité comme forçat à la chaîne du roi préalablement marqué avec un fer chaud sur la place du bazard par l’exécuteur de la haute justice d’une fleur de lis sur la joue gauche.

 

 

Octobre 1789 : Interrogatoire du nommé Roumain, esclave du sieur Lesport

 

Dit qu’il a les oreilles coupées lorsque M. Fournille commandait en cette île. Il a le jarret coupé depuis environ trois ans.

 

Pourquoi il a été maron une troisième fois surtout après avoir subi ces deux punitions

Il a resté malade à la maison un jour dont il ne se rappelle pas. Que son maître ne le trouvant pas au travail avec les autres noirs, l’a envoyé chercher et luy a fait donner 200 coups de fouet, que frappé de cette injustice il est parti maron. Il est marron depuis environ 3 mois.

 

 

Octobre 1789 : Condamnation du nommé Manuel, convaincu de crime de marronnage au troisième cas

 

 

 

Dossier N°16 :

 

 

1°) Compte de la commune des noirs et les dépenses dues au marronnage.

 

 

Exemple : Dépense de la déclaration de marronnage de la nommée Louison, faîte au quartier Saint-Denis par le sieur Langouet à la suite de laquelle est l’ordre de M. le Procureur général à (…) jointe une quittance, les (…) deux pièces inventoriées sous la cotte quarante quatre ….

 

La déclaration de marronnage du nommé Médéric faîte au greffe de Sainte Suzanne par le sieur Edmont Jupin, à la suite de laquelle l’ordonnance de M. Le procureur général la dite pièce inventoriée sous la cotte quarante cinq ….

 

 

 

 

Dossier N°18 :

 

 

May 1789 : Détachement Payet pour la capture de la nommée Catherine malgache appartenant à M. Lelayes et la nommée Pélage, négresse créole appartenant au sieur Delivre habitant de Saint-Denis. Elles ont été prises dans les hauts de la ravine des Caffres et celle de la ravine des cabris.

 

 

Juin 1789 : Détachement Payet pour la capture de la nommée Rose négresse malgache marronne appartenant au sieur Frappier dans les hauts de la ravine des cabris.

 

 

Juin 1789 : Détachement Hoareau pour la capture du nommé Thomas noir caffre et marron appartenant à M. Rollier, curé de la paroisse de Saint-André, lequel a été pris dans les hauts de la ravine blanche.

 

 

Juin 1789 : Détachement Guichard pour la capture du nommé François capturé dans les hauts de la Rivière Saint-Etienne.

 

 

Juillet 1789 : Détachement Payet pour la capture de la nommée Marie-Jeanne, négresse créole et marronne appartenant à M. de Kynear, prise dans les hauts de la rivière d’abord

 

 

Juillet 1789 : Détachement Robert a tué à la Plaine des chicots une négresse nommée Yniasse appartenant à David Robert.

 

 

Août 1789 : Détachement Hoareaux pour la capture de deux noirs pris dans les bois du Gol, le nommé Casimir caste caffre appartenant M Grimaud et l’autre de caste malgache

 

 

Février 1790 : Détachement des noirs libres, Narcisse (chef), Janvier, Pierre, Jean-Baptiste qui ont capturé deux noirs marrons.

 

 

 

Dossier 19 :

 

 

Tableau simplifié de la Population d’esclaves dans chaque canton de l’île pour l’année 14 de la république

Compte de la commune des noirs et les dépenses dues au marronnage.

 

 

L 484 : Commerces, affranchissements, location des Noirs

 

 

Dossier N° 5 : (113 feuillets sur le marronnage entre 1810-1815).

  1. Extrait du registre des lois sur le marronnage : modification des articles 2 et 3 de l’arrêté du 6 floral an XII.

 

Saint-Denis, le 10 août 1811

« Est marron tout esclave absent depuis 24 heures. Néanmoins, l’esclave arrêté durant les 3 premiers jours de son absence, sera de suite rendu au propriétaire et il ne sera point alloué de pris de capture pour cette arrestation (…) Art. 6 : A l’avenir, les prix des captures pour les marrons, en l’une et l’autre colonie, seront payés d’après les tarifs ci-après. Pour tout esclave marron arrêté dans le cours d’un mois de marronnage, une piastre …

36 correspondances à l’inspecteur général, à M. Pitois, le commissaire civil de la police centrale ou à l’intendant de l’île Bourbon entre 1811 et 1813. Voici quelques bribes informations :

 

Etat de Zéphir (grand marron) de la dame Veuve Jacques Grenad, Janvier 1813.

Promesse de récompense à Manuel, esclave qui a capturé Jean, un des grands chefs des révoltés, February 1812, (en anglais).

Recherche de Zand, déserteur affricain (sic) retiré chez M. Lecouanval, habitant Saint-Benoît, Mars 1813.

Extrait de la correspondance du commissaire de police de Saint-Leu à L’Inspecteur général de Bourbon :

Correspondance à l’Inspecteur général au sujet de M. Lépinay de Saint-Louis qui a tué Corneil, Caffre, âgé de 30 ans, son esclave, en juillet 1811.

État nominatif des 15 Créols (sic) habitués à la chasse aux marrons (Détachement d’Elie Grondin et d’Honoré Busson), Sainte-Rose, en octobre 1811

 

Exemple de circulaire : Dès la réception de la présente, vous aurez la complaisance de former un détachement de jeunes créoles habitués à aller à la recherche des esclaves déserteurs, afin de visiter les bois. Ordonner la chasse aux marrons de votre district. Vous aurez la complaisance de demander à tous les habitans (sic) de votre canton, une liste des esclaves qui peuvent être absents de chez eux sans permission.

 

État nominatif des marrons déclarés non-rentrés

de Juin à novembre 1811 à Sainte-Rose:

L 494 : Procès pénaux dont plusieurs affaires d'esclaves

 

 

Dossier N°1 :

 

 

853 feuillets au sujet de l'organisation des marrons à la rivière Saint-Etienne au lieu-dit Le Bras de Ponto et celui de la Plaine, un rassemblement de Noirs marrons, protégés par des Blancs, ", de mars à août 1815.

 

 

A monsieur le Président du tribunal criminel de première instance de l’île Bourbon

 

(…) qu’ayant été informé par diverses déclarations qu’il existait dans la rivière Saint-Etienne au lieu dit le Bras de Pontho et celui de la plaine, un rassemblement de noirs marrons, lequel protégés par des blancs, se livraient à des meurtres, vols et brigandages de tous genre.

Qu’on avait trouvé le corps d’une négresse noyée dans la rivière Saint-Etienne qu’il existait un cadavre enterré sur l’ilette du sieur François Daniel Payet au dit lieu (…) Que déjà le remontrant avait présenté son réquisitoire en plainte contre des quidams pour raison du vol fait de nuit sur la grand chemin de Saint-Louis à Saint-Leu, des fonds provenant des impositions appartenant au gouvernement (...) Les faits suivants contre les dénommés ci-après :

 

1°) Joseph Hoareau prévenu d’avoir attiré et mené chez lui, les noirs marrons (…) dont il a changé les noms pour soustraire tant à leur maître qu’à la justice.  Les nommés Dominique, qu’on dit être son batard créole appartenant au sieur Noel Nativel de Saint-Louis, Hilaire du sieur Sylvain Lallemand que J. Hoareau a nommé Jean-Baptiste. Paul, caffre (…) qu’il a nommé Bonhomme Romain. Auguste (…) nommé Joseph, Mathurin (…) qu’il a nommé Auguste, Elie (…) nommé Gaspard, Pierre, caffre, Jullienne (…) qu’il a nommé Sarcille, Clairette de Mlle Gavotte Payette de Saint-Louis, Romain, Charles, Henry, Victor, Hiacynthe dont les véritables noms de leur maître ne sont pas connus (…). Delphine, malgache (…) nommée Caroline, Marianne, Indienne (…) nommée Marie-Jeanne, Paul, Caffre (…) nommé Grand Louis, Auguste (…) nommé Petit Louis, Philibert (…) nommé Jacob, François, Auguste, Joseph, Alexandre nommé par lui Joseph, caffre, Remy, caffre, Louis, Charlette, caffrine, Olivier, Antoine, Barnabé, Paul, Janvier, caffre.

 

 

D’avoir fait travailler les sus dits noirs pour son profit, tant à la terre qu’à construire des maisons sur ses établissements et sur celui du sieur Raisin Hoareau.

 

D’avoir employé pour les attirer chez lui et les y conserver, tantôt la ruse, en leur disant qu’il les avait achetés, tantôt les menaces en les faisant garder à vue par Joseph Hoareau (dit zézette) son fils et par Charles Marie Payet (dit lolot) son économe.

 

D’avoir travesti et habillé des noirs comme des blancs, pour les empêcher d’être arrêtés, s’ils rencontraient quelques détachements, notamment le nommé Dominique qu’on dit être son batard. De les avoir armés soit de bayonnettes soit de baguettes de fusils épointées en forme d’épée et mises dans des bambous.

 

D’avoir envoyé ces dits noirs volés des cabris, cochons et autres objets qu’il partageait et mangeait avec eux (…) avec une hache et une scie delong comme pièce à conviction.

 

Prévenu d’être fauteur et complice du meurtre du nommé Marcel, appartenant au sieur Pierre Antoine Técher de qui, il est dit qu’il le louait, en ayant arrêté ce noir, qui travaillait sur son habitation et venait d’apporter sur la plate-forme, le produit de son travail en lui faisant amarrer les mains derrières le dos, en perçant la maison de lui Joseph Hoareau, pour y faire passer une barre de fer apporté d’en bas, avec celui par le nommé Casimir, en mettant le dit Marcel à cette barre et fermant la porte sur lui (…)

 

Prévenu d’être auteur, fauteur et complice du vol fait sur le grand chemin de Saint-Louis à Saint-Leu, dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier (…) En présentant à Georges Hoareau masqué, en le battant, le frappant de son sabre , en lui amarrant les mains derrière le dos, après avoir porté et brisé la malle à quelque distance et avoir enlevé tout ce qu’elle renfermait (…).

 

Prévenu du meurtre du nommé Abraham, Créole (…) qu’il a fait enterrer sur l’îlette (…) sur lequel il a tiré un coup de fusil, et qui en est mort quelques temps après (…)

Prévenu du vol et des violences exercés sur le noir de Marcel Hoareau, par le ministère d’Antoine, esclave (…) et autres marrons soutirés par lui, lequel dit gardien a été frappé d’un coup de bayonnette et d’armes par lui fournies.

 

Prévenu d’avoir fait acheter par le sieur Elcie Horeau une bouteille de poison sont il s’est servi pour se défaire des nommés Antoine, esclave (…) et d’Elie, esclave (…) dans la crainte que ces deux noirs le dénoncent.

 

Prévenu d’être fauteur et complice du meurtre de la nommée Julie, négresse caffrine trouvée noyée dans la rivière Saint-Etienne, précipitée dans ladite rivière par le nommé Hilaire (…)

 

Prévenu d’être complice de l’assassinat de la nommée Françoise affranchie Zénon Morel, par ses ordres et ceux de Raisin Horeau.

 

 

2°) Charles-Marie Payet. Prévenu d’être fauteur et complice des crimes commis par Joseph Hoareau en contribuant par sa présence et ses soins au maintien chez lui, des noirs marrons soutirés (…)

 

3°) Pierre Antoine Técher. Prévenu d’être fauteur et complice (…)

 

 4°) Dame Pierre Antoine Técher. Prévenue d’être complice des vols, brigandages, exercés par les noirs soutirés (…)

 

5°) Raisin Hoareau. Prévenu d’être complice et fauteur des crimes commis en cherchant à…

 

6°) Elcie Horeau. Prévenu d’être fauteur et complice des crimes commis (…)

 

7°) Couronné Técher. Prévenu d’être fauteur et complice des crimes (…)

 

8°) Laurent Hoareau. Prévenu d’être complice des crimes et brigandages (…)

 

9°) Joseph Hoareau Fils. Prévenu d’être fauteur et complice des vols et brigandages de son père (…)

 

10°) Dame Antoine Alexis Payet. Prévenue d’être fautrice et complice des crimes commis (…)

 

11°) Marie Joseph Payet divorcée Técher, (…) complice des vols et brigandages (…)

 

12°) Georges Hoareau. Prévenu de s’être volé ou fait volé lui-même, tant par la publicité donner par lui de son voyage à Saint-Denis, chargé d’argent (…) de sorte qu’il s’est privé lui-même de tout secours (…)

 

13°) Dame George Hoareau. Prévenue d’avoir eu connaissance du projet de départ et d’enlèvement d’argent (…)

 

14°) Le comte de Villerose, demeurant chez Georges Hoareau. Prévenu d’avoir eu connaissance du projet de départ et d’enlèvement d’argent (…).

 

15°) Thimothée Rivière. Prévenu d’être complice des vols et brigandages en cherchant (…)

 

16°) Daniel Payet. (…) fauteur et complice de la mort d’un noir nommé Abraham (…)

 

17°) Le nommé Dominique,  marron soutiré, (…) fauteur et complice des crimes et vols  dans divers emplacements, des cabris, cochons et autres animaux qu’il apportait qu’il mangeait et partageait avec lui (…)

 

18°) Le nommé Hilaire, (…) fauteur et complice des crimes (…)

 

19°) Contre les nommés Paul, Auguste, Philibert (…) fauteur et complice des crimes (…)

 

20°) Contre le nommé Casimir (…) fauteur et complice des crimes (…)

 

21°) Contre le nommé Janvier (…) fauteur et complice des crimes (…)

 

22°) Contre le nommé Paulin (…) fauteur et complice des crimes (…)

 

23°) Contre le nommé Bélonie, (…) vols et brigandages (…)

 

24°) Contre Antoine, (…) Vols (…)

 

25°) Contres les nommés Paul, Jullienne, Marie, Delphine, Sylla, Génereuse, Clairette, Henry, François, Auguste, Mathurin, Elie, Pierre, Charles, Henry, Victor, Hiacinthe, Louis, Rémy, Josph tous marrons soutirés,(…) vols, brigandage et crimes (…)

Sous-série 4 M : Police

 

4 M 3 : Organisation

 

Dossier N° 3 (jaune) :

 

1°) Détachements communaux pour la recherche des engagés et des condamnés déserteurs. Correspondances, rapports, projet d'arrêtés 1859-1862.

 

2°) 20 correspondances du Commissariat central au Directeur de l’Intérieur (juillet 1849) à propos de l’organisation des détachements

 

3°) Projet d’arrêté sur l’organisation de Détachements dans les communes de l’ile le 18 juillet 1858.

 

État numérique des travailleurs étrangers en état de désertion, année 1758

4°) Les chiffres de la prime pour les arrestations ordinaires et pour les arrestations à l'intérieur.

 

 

5°) État numérique des déserteurs arrêtés par le chef de détachement Alexis Lauret en 1860.

 

 

6°) Copie circulaire au commissaire de police au sujet de l'organisation des détachements

 

 

7°) Projet d'arrêté sur l'organisation dans chacune des communes de l'île des détachements qui auront pour mandat spécial d'arrêter les vagabonds ou évadés, retirés dans l'intérieur sur le rapport du directeur d l'intérieur. Le maire Louis de Tourris déclare à Monsieur le directeur de l'intérieur que : " je vous informe que notre (…) détachement est dans le bois, munie de vivres, depuis un mois (…) les hommes qui la composent encore arrêté que deux chétifs cafres qui n'ont nullement la tournure de grands marrons". (6 mai 1859, Commune de Sainte-Suzanne)

 

 

8°) Rapport du 27 mai 1859, à Saint-Benoît, le maire (Delisle) au Directeur de l’Intérieur :

 

 « D’après un rapport verbal qui m’a été fait hier, par le chef du détachement expédié il y a quelques temps (…) dans les hauts du Bras-Panon, à la recherche de Marrons, il existerait dans ces parages deux camps d Malgaches fugitifs, comportant une trentaine d’individus qui s’étaient déjà livrés à des vols aussi hardis qu’importants. Dans les premiers jours de ce mois, ce détachement composé de 7 hommes armés seulement d’un sabre et d’un bâton, en parcourant ces parages, avait trouvé l’un de ces camps parfaitement établi, contenant une trentaine de Malgaches qui, à la vue du détachement, ont d’abord cherché à se défendre, mais voyant qu’ils avaient à faire à des hommes hardis et résolus, ils ont pris la fuite après avoir blessé un homme du détachement d’un coup de hache sur la tête. Néanmoins, le détachement s’est mis à leur poursuite et a capturé sept d’entre eux (…) ils sont revenus au camp, ont visité et ont reconnu des débris d’un gros cochon, volé peu de jours avant et tout près du camp la dépouille d’un bœuf. Ce détachement est rentré avec l’intention de faire une seconde incursion pour découvrir le second camp où sans doute les fuyards de premier se sont retirés(…) aux interrogations des 7 capturés (…) il résulterait des révélations (…) qu’un second camp de marrons parfaitement établi et comportant environ 40 hommes, existerait dans les hauts de Bras-Panon, sur le bord de la rivière des Roches. Ces hommes disent (…) sont armés de quelques lances en fer et en bois pointu, de haches et de couteaux ».

 

 

9°) Correspondance du 10 octobre 1860 du commissaire central au directeur de l’intérieur :

 

J’ai l’honneur d’appeler (…) les actes de courage du (…) chef de détachement Alexis Laurette de Saint-Paul (…) caractère de dévouement et d’abnégation (…) qu’il est de mon devoir de vous en signaler et de solliciter de vous l’obtention d’une médaille pour un homme qui ne cesse de rendre d’utiles services dans un moment où (…) nos détachements répriment chaque jour la désertion des travailleurs qui se retirent dans l’intérieur de nos forêts et dans les cavernes pour y commettre des déprédations et souvent des faits criminels.

 

 

10°) Correspondance à Saint-Paul, le 25 septembre 1860, du  commissaire d’arrondissement au commissaire central :

 

Lors de votre séjour à Saint-Paul, je vous ai fait part des inquiétudes que j’étais (sic) dans l’arrondissement de Bernica, un malgache du nom d’Invira, marron depuis 3 ans de l’établissement Sauger et, jusqu’à présent, avait réussi à se mettre à l’abri des poursuites du détachement d’Alexis Lauret. Lorsque ce brigand apercevait les hommes de ce détachement du haut de la caverne où il s’était retiré, au dessus du bassin pigeon, il les injuriait et les provoquait. Les environs de cette caverne sont tellement unis et escarpés qu’on ne pouvait comprendre comment le marron s’y rendait. J’ordonnais à Alexis Lauret d’examiner encore, les lieux avec soin, afin de reconnaître quels seraient les moyens à employer pour assiéger cet audacieux malfaiteur. Ce matin, à quatre heures, ce chef de détachement me fit prévenir qu’il s’était assuré, d’une manière positive, de la présence du marron dans la caverne, à la lueur de son feu, mais que pour s’en rendre maître, il avait besoin, absolument, d’une longue corde pour descendre dans le rempart et réclamait également l’assistance de plusieurs hommes destinés à surveiller la crête de la montagne pendant que lui et ses hommes attaqueraient le camp (…). Aussitôt cet avis, je fis diriger sur les lieux une forte brigade et à dix heures, notre vaillant chef de détachement au moyen de la corde (…) saisissait le brigand dans la retraite dangereuse où il se croyait pour toujours en sécurité. Au dessous de cette caverne, il existe un précipice de cent mètres environ.

 

Etat numérique des déserteurs arrêtés par le chef de détachement Alexis Lauret

 depuis la création du service

12°) Correspondance du 28 septembre 1860, à Saint-Paul au commissaire d’arrondissement

 

 

Mon cher Bosse (commissaire d’arrondissement)

 

Merci grand merci, Indira est marron depuis 3 ans, maintenant il y en a 4 (…) qui sont marrons. Depuis 6 mois savoir les nommés Ettisnèque, jeune malgache rouge, istimousoie, fort malgache, ivonne, assez fort également, amsine, ce dernier caffre marron depuis 15 jours.  

                                                                                     

                                                                                       

   Le 23 septembre 1860

                                                                                                 Signé D. Sauger

 

 

Pour moi, Indira (…)  un homme dangereux et qu’il faut punir très sévèrement en le mettant le plus longtemps possible dans un atelier tenu très sévèrement.

 

 

 

13°) Rapport du commissaire d’arrondissement au commissaire central en date du 31 octobre 1859

 

J’ai l’honneur de vous informer qu’hier à sept heurs du matin, le chef de détachement Alexis Lauret qui s’était rendu à la ravine Laforge pour y chercher du bois à brûler a été assailli de pierres par un marron qui s’était retiré dans une ilette. Ce chef de détachement se dirigea vers le déserteur mais au moment ou il atteignait l’endroit où il était le marron lui arracha sa hache et lui asséna deux coups sur la tête. Cependant Lauret arrivé sur l’ilette ou une lutte s’engagea entre ces deux hommes. Un précipice se trouvant sous leurs pieds et après un combat qui dura quelques instants, Lauret resta maître du terrain et le marron en fuyant tomba dans le précipice ou il perdit la vie.

 

 

 

14°) Extrait du projet d’arrêté de juin 1862

 

Nous gouverneur de l’île de la Réunion

 

Vu l’art.9 (…) considérant que l’intérêt de la sûreté publique commande de provoquer par tous les moyens possibles, la recherche et l’arrestation des condamnés déserteurs (…) la prime accordée (…) aux détachements communaux pour l’arrestation des condamnés criminels correctionnels en état de désertion sera pareillement alloué à tout capteur de condamnés évadés (…). Cependant la prime sera de dix francs seulement pour l’arrestation d’un condamné criminel est de sept francs 50 c pour un correctionnel si le capteur est un agent de la force publique(…).

 

 

 

Dossier N° 5 (jaune) :

 

 

1°) Projet présenté par le procureur général au Conseil privé du 28 août 1833.

 

 

2°) Notes et réflexions sur le service de détachements de marronnage le 25 février 1834 :

 

« Jusqu’ici le plus grand obstacle à la réussite des détachements a été l’inexactitude et je dirai même l’incertitude du paiement de la prime qui leu est allouée, pour les captures des petits marrons. Il conviendrait donc de faire payer ces primes par le trésor, comme celles des grands marrons, alors, les capteur ne seraient pas obligés d’attendre que le maître de l’esclave acquitte la prime qu’il est tenu de payer pour l’arrestation de son noir.(…)

 

 

Tarif des captures de marronnage en1834

Sous-série 11 M : Esclavage

 

11 M 90 : 1819, Affaire Bellerive Choppy, mauvais traitements envers les esclaves

 

1°) Extrait du registre de l'ordonnance marronnage du quartier de Saint-Pierre

 

Je soussigné déclare que (…) chez feu mon père, qu’il est à ma connaissance que le nommé Jean, créol qui appartient maintenant à M. Bellerive Choppy avait appartenu à feu mon père n’ayant pu tirer aucun parti de ce noir, qu’il était toujours maron et qu’il ne se rend jamais. Par ces mauvaises qualités, il a fait échange avec le sieur Stanislas Lecherry pour un petit noir Malgache nouvellement débarqué (…) 1819.

 

Je soussigné et déclaré que pendant le temps que j’ai été voisin limitrophe du sieur Bellerive Chopy (…) que mainte et mainte fois à l’heure des repas, j’ai eu l’occasion sans le chercher à voir la manière dont ses noirs sont nourris et traités et que toujours je me suis apperçu (sic) qu’ils étaient nourris et traités avec humanité. 18 mars 1819.

 

Je soussigné déclare que le nommé Mathieu Créol, que j’ai vendu au sieur Stanlisse (…) pendant tout le temps qu’il m’a appartenu, était toujours marron et que n’ayant pas réussi à lui faire perdre cette mauvaise habitude je me suis décidé à (…)

 

Je soussigné déclare que les nommés Pierre, Créol et Jarotte, idem, que j’ai vendu au sieur Bellerive Choppy, ont toujours été chez moi mauvais sujets et des maronneurs, et que ne m’en suis défait que parce que je ne pouvais pas en tirer aucun parti (…) 26 mars 1819.

 

 

2°) Extrait du registre des déclarations de marronnage :

 

Le nommé Méry malgache, appartenant au sieur Choppy, a été déclaré marron du vingt deux décembre 1815 qu’il a été déclaré rentré le 20 mars 1817. Que le même noir a été déclaré le 8 janvier 1818, marron du premier du même mois, qu’il a été déclaré rentré le 12 septembre 1818.

 

Que la nommée Monique, créole, appartenant au dit Choppy, a été déclaré marronne du 13 mai 1817 qu’elle a été déclarée rentrée le 8 janvier 1818. Que la même négresse, a été marronne du 17 février 1818, qu’elle a été déclarée rentrée le 19 juin 1818.

 

Que le nommé Jean, créole, a été déclaré marron (…) Le 27 février 1819

 

11 M 92 : Registre d'inscription des esclaves arrêtés par la police

 

1°) Registre des motifs de peines infligées aux noirs, dont marronnage, entre 1840 et 1842

 

 

 

11 M 95 : 1821, extrait du registre général de déclaration de marronnage à l'île Bourbon,

 

1°) Extrait du registre général de déclaration de marronnage à l'île Bourbon, (…) au dit registre que le nommé Casimir, cafre esclave du sieur Cirille Routier, habitant de Sainte-Suzanne, a été déclaré marron et absent de chez son maître depuis le treize mars mil huit cent vingt et un.  Le 11 juin 1821, signé le secrétaire du bureau de marronnage.

 

2°) Extrait du registre de déclaration du marronnage sur quartier de Saint-Denis : Le sieur Moreau habitant du quartier de Saint-Denis a déclaré marron et absent de chez lui depuis le quatre du même mois, le nommé Février, cafre, son esclave. Le 11 juin 1821. Signé le secrétaire du bureau de marronnage.

 

 

11 M 96 : Etats statistiques du marronnage dans les différentes communes de l’île de 1829 à 1831

 

 

Tableau simplifié de la situation du marronnage entre 1829 et 1830

11 M 97 : Capture d'esclave en 1821 par les détachements de recherches

 

1°) Document très abîmé et non consultable.

 

11 M 98 : Etat nominatif des esclaves marrons capturés, abandonnés par leur propriétaire et employés par le gouvernement

 

1°) Signalement du nommé Atys, malgache, enregistré à la geôle comme marron sous le N°199, le 25 août 1831

 

Âgé de Seize ans

Taille de quatre pieds un pouce

Cheveux roux

Front rond

Yeux noirs

Nez épalé

Bouche petite

Menton rond

Visage ovale, plein

Teint noir

 

Frais occasionnés

 

Capture du sieur Vauzelle, sergent de police à Saint-Denis ………………………   5,00

 

6, Six journées d’hôpital à 2 f 16 l’une……………………………………………. 12,96

 

511, Cinq cent onze journées de geôle à 25 C l’une ……………………………..  127,75

 

Total ……………………………………………………………………………….  145,71

 

 

Direction de l’intérieur, le 23 janvier 1833

 

Il existe dans les prisons de cette ville, depuis le vingt cinq août 1831, un jeune noir marron parlant à peine français, enregistré sous le N° 199. Il déclare se nommer Atys et ne pas connaitre le nom de son maître.

 

Cet esclave dont le signalement est ci-joint, étant détenu depuis plus d’un an et aucune réclamation ayant été faite à son sujet, doit être considéré comme (…) et placé dans les ateliers du Gouvernement conformément (…)

 

Je vous prie Monsieur l’Ordonnateur de vouloir faire donner des ordres pour que le nommé Atys entre dans l’atelier colonial (…)

 

2°) Registre de matricule des noirs détenus à la geôle pour cause de marronnage, qui n’ayant pas été réclamés par les propriétaires en 1833-1834, sont employés dans les ateliers du gouvernement, en vertu d’une lettre ministérielle du 5 juin 1829 N°154.

 

 

Noirs marrons non-réclamés détenus dans les geôles en 1833-1834

 

3°) Correspondances pour le nommé Dominique ainsi qu’un extrait du registre des procès-verbaux des délibérations du Conseil privé de l’île Bourbon, session d’octobre 1833.

 

 

11 M 99 : Situation des esclaves marrons condamnés à la prison

 

 

1°) Noir à réclamer : (…) Aucun de nous n’ignore qu’autrefois des noirs condamnés aux galères perpétuelles étaient conduit à St-Denis et qu’ils étaient perdus pour les quartiers desquels ils sortaient. Maintenant qu’il ya des chaines établies dans les différents quartiers, ne serait-il pas juste que les noirs fussent rendus aux quartiers, à ceux qui les appartiennent et travaillent à leurs profits (…)

 

 

2°) Correspondance à propos de l’arrestation de l'esclave Figaro, marron depuis 10 mois, dans les hauts du quartier de Sainte-Rose, le 24 avril 1848. J’ai l’honneur de vous exposer que mon esclave Figaro, malgache, âgé d’environ cinquante ans, a été arrêté dans les hauts du quartier de Sainte-Rose, par un détachement il ya environ deux mois. Ce noir était marron depuis dix mois, il a été déclaré dans le bureau de ma commune au lieu de le faire conduire au bagne de Saint-Pierre, pour y subir son temps de chaîne. Il a été retenu à Saint-Denis pour je ne sais qu’elle motif (…)

 

 

11 M 100 : Répression du marronnage : projet d’organisation des détachements chargés de la recherche des esclaves en fuite en 1834

 

 

1°) 62 articles sur le projet d’organisation du marronnage et des détachements, 28 mars 1834

 

Art 1er : Non modifié

Art. 2 : Il y aurait quatre dépôts, les deux premiers A Saint-Denis et à Saint-Benoît pour les noirs pris dans l’arrondissement au vent, et les deux deniers à Saint-Paul et à Saint-Pierre pour ceux qui seront pris dans l’arrondissement sous le vent.

Art 3 à 62 : (…).

 

 

 

Projet de tarif pour l’année 1834

2°) Rapport sur le projet d'organisation du marronnage et des détachements et discussions des articles : 28 mars 1834

 

Le gouvernement local après avoir doté la colonie d’une police générale appropriée à ses besoins, d’une police qui trouve dans l’unité de son action et dans la spécialité de ses agents, les moyens de répondre dignement à l’attente publique (…) les progrès de la civilisation coloniale.

 

            Sans doute la douceur de notre climat exerçant son heureuse influence sur le caractère même des vagabonds les éloignés les plus souvent des excès violents, mais si le vagabondage ne compromet peut être pas la tranquillité publique, il en journellement l’occasion d’une foule de petits désordres, de délits même, dont les effets ont des conséquences très fâcheuses pour la propriété.

 

C’est le vagabondage qui diminue la sûreté des routes et qui enlève à l’agriculture une partie de ses forces, en obligeant les habitans (sic) à consacrer à la garde de leurs récoltes, une foule de bras qu’ils auraient pu employer à les augmenter.

 

Personne n'ignore que dans les pays à esclave, le vagabondage le plus dangereux et le plus difficile à réprimer est le marronage, mal inévitable, mais que la législation doit tendre sans cesse à affaiblir (…) des mesures préventives et répressives (…).

 

 

11 M 101 : Indemnisation des propriétaires dont les esclaves ont été condamnés à la peine de mort où à la prison

 

 

1°) Frais de justice criminelle en 1837. Aux termes des arrêtés locaux du 12 décembre 1829 et du 4 octobre 1832, il est du au sieur Elie Josset habitant à Saint-Denis pour prix de son esclave Mandic, créole, domestique, âgé de 25 ans condamné à la peine de mort par arrêt de la cour d’assise de l’arrondissement au vent du dix janvier de nuit la somme de sept cent cinquante francs …..750f. Saint-Denis, le 14 février 1837, le Procureur Général.

 

Série  U : Archives des tribunaux et des établissements de répression

 

 

Sous-série 2 U : Cour d'assise de Saint-Denis

 

 

2 U 47 / Assisses

 

 

 Dossier N° 2 :

 

1°) Cour royale, affaire criminelle : Noël, François et Nina, esclaves en 1825 accusés de s’être armés pendant leur marronnage. Ils auraient été surpris dans leur marronnage pourvu de lances en bois, dont quelques uns armés de fer. Le 10 janvier 1826, condamnés à deux mois de fer et à recevoir de la main de l’exécuteur (…) trente coups de fouet.

 

 

2 U 48 / 1 / Assises

 

 

Dossier N°1 :

 

1°) Cour royale, affaire criminelle, le 8 novembre 1824 : Henry, créole, environ 40 ans, esclave du sieur Serps, habitant Sainte-Suzanne, trouvé armé d'une lame d'épée enfoncée dans un bambou qui lui servait de bâton dans son marronnage. Il était marron lorsqu'il a été arrêté et se trouvait dans un boucan de l'habitation de M. Ducasteing, occupé à faire cuire son manioc. Lors de son interrogation, celui déclare : "qu'il était marron parce qu'il était fatigué du service". Il affirme n’avoir pas eu de canne à la main et que son chapeau était le seul objet qu’il tenait. Qu’il est vrai qu’il a entendu le sieur Grondin (…) qu’ils ont trouvé l’épée dans les mains de lui Henry, dans l’espérance d’obtenir de son maître une récompense plus grande. Il affirme n’avoir pas aperçu le bambou qui se trouvait à terre avec de la paille et qu’il y avait près de là un autre noir fumant sa pipe et que ce noir dénommé Arthur n’était pas marron (…) qu’il reconnaît le bambou à lui présenter pour être celui qui a été trouvé dans le boucan.

 

A la question : Qu’avez-vous emporté avec vous lorsque vous êtes échappé de chez votre maître ? Ce dernier répond : « rien que ce dont j’étais couvert (…) une chemise, un culçon (sic) et un chapeau blanc de feutre ». Il est condamné à 15 jours de chaînes.

 

Dossier N°5 :

 

1°) Cour royale, affaire criminelle : Noël; François et Nina, marrons en septembre 1825.

 

Noël, cafre, esclave de pioche, ne sachant pas son âge mais qui a paru avoir environ 30 ans qui pendant son marronnage (3 mois) est resté dans les hauts du bois de Sainte-Suzanne au lieu-dit Le plate de Sainte-Suzanne, se nourrissant de palmistes, il avait dans son boucan deux marmites, une hache et la hache de Nina. A la question "pour quel usage aviez-vous cette lance ?" Celui-ci répond " c'était avec nous comme ça-même". Il dit avoir été dans les bois avec Pierre et François, esclaves du sieur Montalaut et Nina dont il ne connaît pas le nom du maître. Il déclare « J’étais dans mon boucan avec la nommée Nina quand deux hommes du détachement y sont arrivés. Au moment où je les vis, je cherchai à me sauver lorsqu’ils ont fait feu dur moi de chacun un coup de fusil dont l’un m’a blessé au côté gauche et l’autre à la main ». « Vous mentez » répond l’interrogateur. « Vous n’étiez pas à vous sauver puisque vous avez reçu un coup de feu au téton, gauche. Si vous auriez été à vous sauver, vous ne pourriez pas avoir reçu le coup par devant ? ».

 

Je n’ai pas dit que je me sauvais, j’ai dit ou j’ai voulu dire que je me préparer à me sauver lorsque j’ai été blessé » dit-il.

(…) Pour quel usage aviez-vous une lance ? 

 C’était avec nous comme ça même.

Aviez-vous dessein de vous en servir pour vous défendre ?

Non.

Pourquoi l’aviez-vous donc et qui l’a fait ?

Nous l’avions comme ça même et nous l’avions fait entre nous.

Les nommés Pierre et François avaient-ils une femme ?

Non

(…) qui est cette femme blanche qui est montée une fois dans les bois avec vous ?

Je n’en ai pas vu ni connu.

Aviez-vous un couteau ? Et Nina ?

Que voulez vous qu’une négresse fasse d’un couteau

J’étais assis à côté de Nina, nous regardions bouillir les palmistes lorsque le détachement se présenta à la porte du côté de Sainte-Suzanne. Je me levai pour fuir par la porte opposée dont je me trouvais plus près. Vu coup de fusil à bout portant me reçut à cette porte et je tomba (sic) à la renverse baigné dans mon sang. (…)

N’aviez-vous pas entendu le chien (…)

le chien n’aboyait pas et je ne l’avais pas vu (…) nous craignons que les marrons de qui nous avions pris la place, ne viennent à nous les redemander et qu’ils nous maltraitassent ne les retrouvant plus.

 

Nina, malgache, qui ne sait pas son âge, a paru âgé de 30 ans, appartient à sieur Bérald, déclare avoir été arrêtée dans les hauts de Sainte-Suzanne par un détachement et qu’elle est marronne depuis un an et demi, dans le boucan de Noël. Que faisiez-vous toute la journée dans ce boucan ? Pas grand-chose, nous restions là. Nous étions quatre personnes, Le troisième noir étais parti aux palmistes, il n’est plus revenu, le coup de fusil l’aura sans doute averti. François revenait de la pêche lorsque les gardes qui le guettaient s’en sont emparés. Noël voyant la porte du côté de Sainte-Suzanne barrée par les gens du détachement courut à l’autre pour se sauver. Vu coup de fusil qui en partit aussitôt (…) par terre. Que faisiez vous et Noël quand le détachement a paru. Nous étions assis près du feu à regarder cuire nos palmistes. Nous ne (…) à rien nous n’avions pas vu approcher le détachement. Des (…) furent tout d’un coup entendu. J’ai dit (…) Noël a été pris. Sitôt par terre (…) traîner hors du boucan. Ils (…) aussi garrottés et entraînée hors de là.

 

François, cafre, esclave du sieur Montauland demeurant à Saint-Paul, marron depuis le dernier jour de l'an dans les hauts de Sainte-Suzanne. « Je suis resté seul fort longtemps, c’est la veille du jour où nous avons été arrêté par le détachement que je me suis réuni avec Noël et Nina. (…) je ne sais aucune circonstance de son arrestation, j’étais allé à la pêche, à mon retour au camp le détachement qui était caché dans le boucan de Noël m’a arrêté ».

A quel endroit étaient cachées les sagayes ou lances que le détachement a trouvé sur le camp ?

Lorsque j’ai trouvé Noël et Nina, ils m’ont dit montour plus haut, arrivés plus haut dans le bois nous avons trouvé un boucan dans lequel étaient les lances.

Y-Avait-il longtemps que vous étiez arrivé à ce nouveau camp lorsque vous avez été pris ?

Oui, il y avait une semaine.

Chacune de vos réponses sont autant de mensonge. Tout à l’heure vous m’avez dit que c’était la veille du jour de votre arrestation que vous avez joint Nina et Noël. A présent vous avez resté une semaine entière avec eux dans votre nouveau camp, je vous somme de me dire la vérité.

J’ai resté une semaine dans le bois avec Noël et Nina (…) nous avons trouvés les sagayes toutes faites (…) Pierre et Noël avaient chacun une hache et je n’ai pas vu de couteaux.

Vous mentez en disant que vous avez trouvé les sagayes toutes faites, Noël et Nina disent tous deux que vous avez fait les dites sagayes avec Pierre et Noël

Je n’en sais rien.

J’étais marron et je couchai dans le bois un jour je coupai des palmistes avec une petite hache lorsque Noël se présenta à moi. Je voulus fuir il me rassura en me disant qu’il était aussi marron. Je m’approchai de lui, il m’engagea à le suivre. En montant dans les bois, nous trouvâmes un boucan tout fait. Nous le nettoyâmes et nous établîmes. Qu’avez-vous trouvé dans le boucan ? Dans le boucan rien mais dehors debout et en rang des zagayes.

Pierre s’est sauvé.

 

Correspondance du 6 juin 1825

 

Monsieur le juge d’instruction

J’ai l’honneur de vous parvenir que j’ai exposé au greffe des pièces concernant les nommés Noël, esclave du sieur Commans, François esclave du sieur Bédier et Mantaulard, Nina, esclave du sieur Bérald, prévenu d’avoir fait parti d’une bande de noir marron récemment arrêtée au quartier Saint-André.

Le nommé Noël pourrait bien être l’esclave désigné dans la déclaration du condamné François pour avoir de complicité avec Jean-Louis esclave du sieur Dujon tenté d’enlever une fille de la population blanche (…)

 

Le détachement du sieur Armoite a aperçu au lieu-dit Le Plate de Sainte-Suzanne, un camp de marrons qu’ils ont cerné (…) dans le camp, ils ont retrouvés deux marmittes, une hache, douze lances bayonettes ou bois pointu. Déclare de plus que dans son voyage, il a pris un autre noir nommé Daphnie (…) à la Ravine sèche, quartier de Sainte-Suzanne.

 

Pour se rendre aux sources de la rivière Dumat, lieu(…) d’autres détachements pour le rendez-vous, nous trouvâmes déjà le détachement de Pierre Zacharie (…) chacun de nôtre côté à travers les bois. Sur un plateau dans la forêt nous (…) un boucan, enclos d’une palissade en bois rond debout (…) je fis cerner cette retraite et m’avançant vers la porte (…) en revenant sur mes pas pour contourner la paillotte (…) j’aperçu dans ce boucan trois noirs et une femme (….) Ce noir appelé Noël était le chef de la bande (…) il m’avait toujours réppondu qu’il préférai la mort plutôt que de retourner chez son maître.

 

Nous étions depuis quelques jours dans le bois lorsque des traces nous ont conduits sur un plateau appelé le Plat, nous y trouvâmes un boucan de marron ceint d’une palissade formée de verdure et de moyenne gaulettes. Il y avait du (…) ce boucan avait deux portes en face l’une de l’autre. Armoite notre chef attaqua par l’une de ces portes et moi par l’autre. Il y avait deux noirs et une négresse.

 

Ce boucan était entouré d’une palissade de petite gaulettes, mêlées de verdure et de toutes sortes de choses utiles aux noirs pour leur besoin. Il y avait aussi une pièce de redoute faite en terre, derrière laquelle il pouvait se retrancher contre les coups de fusil (…) ce camp était entièrement masqué sous la verdure laquelle (…) aux palissades, qu’il y avait deux entrées.

« Qu’on gagnerait plus à le renvoyer qu’il voulait plus servir les blancs »

 

Ce camp était fait en bois ronds et entouré de cannes sauvages et autres verdures.

 

2 U 64/ Assises

 

Dossier N°2 :

 

1°) Marronnage à main armé, vol et meurtre par Saint-Ange dit Contour, créole, domestique, esclave du sieur Panchin Calvet, demeurant à Saint-Denis, a été condamné aux fers à perpétuité, à quatre fustigations de trente coups et à être attaché au poteau sur la place publique pour y demeurer exposé aux regards du peuple durant une heure. Accusé de vol d’une chemise appartenant au dit Cachou, du meurtre sur la personne du nommé Cachou dit Roya, indien libre demeurant à la Montagne et de marronnage à main armée avec usage de l’arme.

 

Dossier N°4 :

 

1°) Marronnage en bande et vol avec violence par une bande de "noirs marrons armés" en 1835.

 

Félix, âgé de 28 ans environ, charron, né à Bourbon, esclave du sieur Lafitte, forgeron à Saint-André

 

Joachim, créole du sieur Brun Lemeur habitant de Saint-André

 

Marcelin, âgé de 25 ans environ et François, créoles esclaves du sieur Blémont, habitant à

Saint-André

 

Palmyre et Pierre, créoles, esclaves du sieur Rio.

 

 

Dossier N°6 :

 

1°) Marronnage en bande et vol avec violence par une bande de "noirs marrons armés" en 1835.

 

Narcisse, créole, âgé d’environ 40 ans, esclave du sieur Beaufond du Sainte-Marie, taille 1m 60, visage long, front haut, yeux bruns, nez aplati, bouche grande, menton rond, cheveux noirs, sourcils noirs.

 

Philippe, cafre âgé d’environ 25 ans esclave du sieur Beaufond, de Sainte-Marie, taille 1m81, visage long, front large, yeux bruns, nez large, bouche grande, menton rond, cheveux noirs frisés, sourcils noirs tatoué au front au bout du nez

 

Azor, créole, âgé d’environ 30 ans, esclave du sieur Dominjod à Saint-Denis taille 1m60 visage rond, front bas, yeux bruns, nez épaté, bouche grande, menton rond, cheveux noirs, sourcils noirs.

 

Edmond, cafre âgé d’environ 32 ans, esclave du sieur Dominjod, taille 1m60, visage long, front étroit, yeux bruns, nez épaté, bouche grande, menton rond, cheveux noirs frisés sourcils noirs plusieurs marques de tatouage au front et aux (…)

 

2 U 68/ Assises

 

 

Dossier N°4 :

 

1°) Affaire Constant, créole noir de pioche, âgé d’environ 25 ans, esclave du sieur Victor Deroland demeurant à Saint-André, prévenu de marronnage à main armée et blessures avec une hache sur le sieur Coligny Ganofsky, le 28 octobre 1839.

 

Déclaration de Gaspard, noir de pioche « Un samedi, mon maître m’envoya chercher des patates en me disant d’en porter un plein sac, sans quoi il m’éreinterait. Comme il était tard et je craignais ses menaces, je partis marron et je me rendis au boucan du gardien de Mlle Geneviève. Joseph y est arrivé quelques instants après et m’a emmené passer le nuit dans son boucan (…) il ya déjà longtemps que le nommé Docité de Mlle Geneviève me donna une pleine poignée de verre pilé en me disant de le mettre dans le manger de mon maître : comme j’étais bête, je le mis dans des embrevâtes, mais mon maître sans étant aperçu, il me corrigea pour me faire avouer et me conduit le lendemain à la police pour se plaindre ».

 

 

2 U 73/ Assises :

 

 

Dossier N° 4 :

 

1°) Affaire Lamour, caffre du sieur Déodat Bouquet habitant à Saint-Benoît, accusé de marronnage à main armée, marron depuis le 18 octobre 1840. Ce dernier a porté en février dernière au sieur Alfred Bouquet fils qui s’était embusqué avec quelques esclaves pour l’arrêter, un violent coup de sagaye, dont il est résulté une contusion (…)

 

 

2 U 74/ Assises :

 

 

Dossier N°6 :

 

1°) Affaire Célestin : Marronnage à main armée, vol avec violence, rébellion. Le 5 août 1841

 

 

Citation à comparaître des témoins :

 

Accusé, le nommé Célestin, malgache, noir de pioche, âge de 50 ans, esclave du sieur Henry Houbert demeurant à Saint-Benoît prévenu de marronnage à main armée, vol à l’aide de violences, avec armes et blessures dans un champ et la nuit, de rébellion envers un homme de la population libre (…)

 

 

Déclaration du médecin :

 

(…) pour constater l’état de sa blessure : « Cet homme avait le corps baigné de sang. Trois blessures m’ont été montrées par lui : Au sommet de la tête la peau avait été emporté et figurait une plaie ronde comme une piastre ; L’annulaire de la main gauche était privé de sa troisième phalange, comme par une amputation ; la paume de la main, (…) était divisée par une large et profonde blessure. Toutes ces plaies ont dû fournir beaucoup de sang, le dernier surtout. Elles me paraissent le résultat d’un instrument tranchant, tel qu’un sabre ; elles n’ont du reste aucune gravité pour la vie du malade mais elles occasionnent une incapacité de travail de plus de vingt et un jour ».

 

 

 

Acte d’accusation et examen des faits produits.

 

 

Rapport du greffe :

 

 Dans la nuit du huit au neuf juin dernier et vers minuit, le nomme La Bonté qui était à garder un champ de maïs pour son maître (…) entendit une personne qui voulait voler des épis de maïs (…) ce dernier se sauva dans la caféterie. (…) L’interrogatoire (…) prévenu Célestin est convenu qu’il était marron depuis plus d’un an et qu’il était armé d’un couteau (sabre à cannes), qu’il avait volé du maïs dans un champ, mais qu’au lieu de faire résistance, il avait voulu fuir (…) a reconnu avoir porté  au gardien du champs de maïs quelques coups de son sabre à cannes, mais ajoute-t-il c’était rien plutôt dans l’intention de se sauver que par le désir de faire du mal (…).

 

 

Interrogatoire du nommé Célestin

 

Je me nomme Célestin, je suis Créole puisque je suis né à Bourbon, je suis âgé de cinquante ans, noir de pioche et j’appartiens à Henry Houbert, habitant de Sainte-Rose. Oui, Il y a bien un an que je suis parti marron. Oui, cela est vrai que dans la nuit du huit au neuf, je me suis rendu dans un champ de maïs (…) 

 

 

Déclaration de Labonté : « (…) Ce noir nous a dit qu’il était marron. Nous avons trouvé un goni quasi plein d’épis de maïs (…).